Que contient la plainte de Valérie Pécresse contre le président azerbaïdjanais ?

Louis de Raguenel, édité par Ugo Pascolo avec AFP
14h46, le 15 janvier 2022

Depuis la Grèce où elle est en déplacement, Valérie Pécresse, a mis sa menace à exécution. Une plainte a été déposée ce samedi matin au nom de la candidate LR à l’élection présidentielle à Paris l’encontre du président azerbaïdjanais Ilham Aliyev pour « menaces de mort ». Un document qu’a pu se procurer Europe 1.

Une menace mise à exécution. Comme l’avait annoncé son avocat la veille, une plainte au nom de Valérie Pécresse
a bel et bien été déposée ce samedi matin à l’encontre du président azerbaïdjanais Ilham Aliyev pour « menaces de mort ». D’après ce document, auquel Europe 1 a eu accès, la plainte vise l’élu, mais également « toute personne qui reprendrait à son compte ses propos en France, en particulier sur les réseaux sociaux ».

Un soutien aux Chrétiens d’Orient qui met le feu aux poudres

La candidate Les Républicains s’est rendue avant Noël en Arménie, peu après le passage du candidat d’extrême droite Éric Zemmour, pour une visite destinée à illustrer son soutien aux Chrétiens d’Orient dans ce pays du Caucase. Elle était notamment accompagnée de l’ex-commissaire européen et ex-ministre des Affaires étrangères français Michel Barnier, un de ses conseillers de campagne. Dans un entretien mercredi à des médias locaux, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a reproché à Valérie Pécresse et Michel Barnier de s’être rendus « secrètement » à cette occasion dans la région séparatiste du Nagorny-Karabakh, au centre d’un conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan qui a fait plus de 6.500 morts.

« Nous ne les aurions pas laissés revenir en Arménie »

« En cas de visites illégales (au Karabakh) nous exprimons officiellement notre mécontentement auprès de la partie russe », qui est chargée des opérations de maintien de la paix dans la région. « On nous a répondu ‘on n’a rien vu, on ne savait pas, on n’a pas fait attention (…)’. Mais nous ne pouvons pas croire (cette version des faits). (…) Dans le cas présent, il s’agissait d’une visite organisée », a-t-il déclaré.

« Si nous avions su qu’ils étaient là-bas, il est évident que nous ne les aurions pas laissés revenir (en Arménie). Le couloir de Latchine (route reliant l’Arménie et le Karabakh) est sous notre contrôle. Nous pouvons y arrêter n’importe quelle voiture et personne ne peut rien nous dire », a ajouté Ilham Aliyev.

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