pourquoi Éric Neuhoff a longtemps fantasmé Paris

Alexis Patri
14h00, le 16 janvier 2022

Au micro d’Isabelle Morizet dans l’émission « Il n’y a pas qu’une vie dans la vie » dimanche, le l’écrivain et critique de cinéma Eric Neuhoff revient sur son parcours personnel et professionnel. Et notamment sur son arrivée à Paris quand il était jeune homme, une ville qu’il avait longtemps fantasmée.INTERVIEW

Est-ce parce qu’il a grandi à Cahors, puis à Toulouse qu’Éric Neuhoff
 a tant fantasmé Paris ? L’écrivain et critique cinéma explique dimanche sur Europe 1 l’amour qu’il a nourri adolescent pour la capitale, à une époque où la ville se distinguait bien plus qu’aujourd’hui des autres villes de France. Une explication qu’il détaille à l’occasion de son invitation dans l’émission d’Isabelle Morizet Il n’y a pas qu’une vie dans la vie
. « Enfant, j’ai grandi à Paris », précise-t-il. « Mais, effectivement, j’ai été adolescent en Province. »

 

« Et le fait d’avoir été adolescent en Province fait que Paris devient une ville mythique, dont on rêve, où l’on va pendant les vacances », explique-t-il. « À l’époque, Paris était vraiment un autre monde. Je me souviens que les films arrivaient chez moi avec six mois de retard par rapport à la capitale. Ils étaient toujours en version doublée, ce qui change la donne, et ils ne restaient à l’affiche qu’une semaine ou quinze jours au maximum. »

La seule ville où trouver des blue jeans

Mais le critique cinéma se souvient aussi que ses courts passages par la capitale durant son adolescence étaient également l’occasion de découvrir de nouveaux magasins. « Les boutiques n’étaient pas du tout les mêmes que chez moi », appuie-t-il. « Je me souviens que pour acheter des blue jeans, comme on disait à l’époque, il fallait aller à Paris. Ce n’était pas trouvable dans le Lot ou en Haute Garonne. »

« Paris avait une singularité : ce n’était pas le même rythme, ce n’était pas la même nourriture, ce n’était pas la même ambiance. Il n’y avait pas de rues piétonnes », poursuit l’écrivain. « Les boutiques étaient fermées le lundi, et pas le samedi. Cela change tout ! C’est très drôle à observer, alors qu’aujourd’hui il y a une forme d’uniformisation. »

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