l’Assemblée adopte le 1er volet avec le « bouclier tarifaire » sur le gaz et l’électricité

L’Assemblée nationale a largement adopté en première lecture mardi le premier volet du projet de budget 2022, qui comprend notamment le « bouclier tarifaire » promis par le gouvernement pour contenir la hausse des prix de l’électricité et du gaz. Les députés ont voté par 349 voix pour, celles de la seule majorité, 205 voix contre et 5 abstentions ce volet consacré aux recettes, qui est critiqué par les oppositions comme « électoraliste ». Le deuxième volet du budget consacré aux dépenses sera abordé à partir de lundi dans l’hémicycle, et complété notamment par le plan d’investissement France 2030 récemment présenté par Emmanuel Macron.

Pour la seule électricité, la perte de recettes pour l’Etat s’élèvera à 5,1 milliards d’euros l’année prochaine. C’est insuffisant aux yeux des oppositions qui continuent de mettre la pression : quelle réponse va apporter l’exécutif à la flambée des prix des carburants, sujet hautement inflammable après la crise des « gilets jaunes » et à six mois de la présidentielle ?

La piste d’un chèque énergie privilégiée

« Toutes les pistes sont sur la table », a indiqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal qui promet une mesure d’ici à « la fin de semaine ». Lundi, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a privilégié celle d’un chèque carburant, sur le modèle du chèque énergie, plutôt qu’une baisse des taxes sur essence et gazole.

Cela « ne règle en rien les problèmes de pouvoir d’achat des classes moyennes », a étrillé Véronique Louwagie au nom du groupe LR. Elle a épinglé globalement « un budget dangereux et paresseux », avec une « fuite en avant vers toujours plus de dette » et sans réformes de structure. Le déficit budgétaire s’élèvera à -148,4 milliards en 2022, un chiffre encore provisoire.

L’opposition dénonce un « budget électoraliste »

La gauche s’est également prononcée contre ce volet recettes mais en déplorant plutôt l’absence de mesures de « justice sociale ». C’était « la dernière occasion de gommer en partie cette marque de majorité des riches qui vous colle à la peau », a lancé le communiste Jean-Paul Dufrègne.

Ce volet « risque de ne pas rester dans les annales », a lâché la cheffe de file des députés socialistes Valérie Rabault, cependant que l’absence du ministre des Comptes publics dans l’hémicycle était huée. Les oppositions s’accordent à juger ce budget « électoraliste » et à « trous » puisque le gouvernement doit compléter plusieurs dispositions dans la seconde partie dédiée aux dépenses à partir de la semaine prochaine, notamment sur le plan d’investissement France 2030 présenté par Emmanuel Macron.

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