L’Argentine acculée à un nouveau prêt du FMI

Aux abois, le pays cherche un accord pour repousser les échéances de dette. Le Fonds joue aussi sa crédibilité.

À court de financement, après plusieurs années de crise économique aggravée par la pandémie de Covid, le FMI apparaît comme la seule issue pour l’Argentine. Même si le Fonds monétaire international fait figure d’épouvantail pour beaucoup d’Argentins, qui tiennent l’institution responsable de la grande crise et du défaut de 2001. Le gouvernement de gauche d’Alberto Fernandez est engagé dans un bras de fer avec le Fonds monétaire pour trouver un accord sur le remboursement d’un prêt contracté en 2018 par son prédécesseur, le libéral Mauricio Macri. La situation a quelque chose d’ubuesque car le nouveau programme en discussion servira à rembourser le précédent.

Les deux parties jouent gros dans cette négociation aux enjeux aussi économiques que politiques. Déjà de par l’ampleur du prêt, de 57 milliards de dollars, un montant historique pour le FMI. Sur près de 45 milliards déboursés, Buenos Aires est supposé rembourser quelque 20 milliards cette année et autant en 2023. «Un fardeau insoutenable…

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