trois personnes interpellées et mises en examen

Europe 1 avec AFP
10h09, le 22 janvier 2022

Deux hommes et une femmes ont été interpellés ce jeudi par la gendarmerie nationale. Ils sont suspectés d’avoir agressé, le 9 janvier dernier, le député LREM Stéphane Claireaux et son épouse lors des manifestations anti-pass sanitaire. Depuis juillet dernier, les menaces ne cessent d’augmenter envers les élus.

Deux hommes et une femme soupçonnés d’avoir agressé le député LREM Stéphane Claireaux
 le 9 janvier dernier devant son domicile à Saint-Pierre-et-Miquelon, lors d’une manifestation contre le pass sanitaire, ont été interpellées ce jeudi et mises en examen le lendemain, a annoncé samedi la gendarmerie nationale. Agissant dans le cadre d’une enquête en flagrance à la demande de la procureure de la République de Saint-Pierre-et-Miquelon, les enquêteurs de la brigade des recherches de Saint-Pierre ont procédé à l’exploitation d’une « dizaine de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ainsi qu’à l’audition d’une trentaine de témoins identifiés », a expliqué la gendarmerie dans un communiqué.

 

534 « menaces graves » contres des élus liés à la gestion du Covid depuis juillet

Le 9 janvier, le député attendait les manifestants devant son domicile « pour discuter avec eux », comme il l’avait raconté sur France Info quand plusieurs personnes lui ont lancé du goémon (ensemble d’algues) et divers projectiles. « Cela ressemblait à une lapidation », avait estimé l’élu assurant avoir évité « à cinq centimètres près un galet passé près » de sa figure. La ministre de la Mer Annick Girardin avait dénoncé « une attaque » et le député avait déposé plainte. Depuis juillet, 534 faits de « menaces graves » contre les élus liés directement à la gestion les mesures sanitaires contre le Covid-19 ont été recensés et plus de 400 plaintes déposées, selon le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

L’un des deux hommes interpellés a été identifié comme étant celui qui avait arraché le masque du député. L’autre homme et la femme l’ont été comme auteurs des jets de goémon. Tous les trois se sont vus notifier ce vendredi une mise en examen assortie d’un contrôle judiciaire (interdiction de contact avec le député, interdiction de participer à une manifestation).

Les gendarmes poursuivent leur investigations pour identifier d’autres auteurs. 

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