Laurent Berger appelle le patronat «à rendre un peu» aux salariés

Julien Holtzer
08h39, le 27 janvier 2022, modifié à
09h16, le 27 janvier 2022

Invité d’Europe 1 au micro de Sonia Mabrouk, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger est revenu sur les bons chiffres du chômage et a appelé le patronat à faire davantage profiter les salariés des bénéfices engrangés grâce à la reprise économique et à redistribuer les richesses dans les secteurs les plus précaires.

Malgré la crise du coronavirus
qui touche la France de plein fouet de mars 2020, le taux de chômage est au plus bas depuis 15 ans. L’exécutif se targue même d’avoir créé plus d’un million d’emplois depuis 2017. Invité de la matinale d’Europe 1 , le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger est revenu sur ces bons chiffres
 et en a profité pour appeler le patronat à faire davantage profiter les salariés des bénéfices engrangés grâce à la reprise économique.

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a dénoncé un problème structurel endémique de la répartition des richesses et a appelé le patronat à faire plus profiter les salariés des bénéfices. « Le patronat, il faut qu’il comprenne que maintenant il faut rendre un peu, pendant cette période, là ou il y a des marges, là où il y a des salaires qui sont indécents, qui sont en dessous du SMIC », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Ils nous font parfois des leçons sur les dépenses publiques. Mais heureusement qu’il y a eu la puissance publique pour financer l’économie pendant cette période ».

Réévaluer les salaires « en dessous du SMIC »

Selon lui, les nombreux emplois créés ont permis de créer une nouvelle richesse. Il est nécessaire de redistribuer les dividendes aux secteurs d’activité les plus précarisés. Laurent Berger s’est également félicité d’avoir trouvé un accord dans le secteur de la volaille. « Il y avait 12 échelons qui étaient en dessous du SMIC. Donc, on vient de rectifier ça par un accord salarial le week-end dernier. Mais il y a encore beaucoup de branches professionnelles (notamment le service à la personne) ou beaucoup d’entreprises où il n’est pas question de négocier ou en tout cas, des négociations qui sont indignes » a-t-il conclu.

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