Valérie Pécresse revoit sa copie

DÉCRYPTAGE – La candidate LR a corrigé ses ambitions de départ et mise sur le «donnant-donnant» avec les entreprises.

Revirement majeur et pour le moins inattendu de la candidate LR sur sa proposition phare d’augmenter de 10 % en cinq ans les salaires jusqu’à 2,2 smics (près de 3000 euros net), à moins de trois mois de l’élection présidentielle. Face aux critiques du patronat et interrogations de certains experts sur sa faisabilité juridique, Valérie Pécresse pouvait difficilement continuer à défendre cette mesure qui consistait à transformer les cotisations vieillesse des salariés en charges patronales.

D’autant que, du côté des opposants politiques aussi, on commençait à pointer les failles du dispositif, à commencer par le camp d’Emmanuel Macron. L’entourage du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, n’a en effet pas lésiné sur la communication pour dénoncer une mesure «mal ficelée», qui mènerait soit à une «augmentation du coût du travail qualifié», soit à une «renégociation de tous les contrats de travail au-dessus de 2,2 smics».

Aussi, l’ancienne ministre du Budget sous Nicolas Sarkozy a décidé de…

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