quatre mois de bras de fer entre EDF et l’exécutif

GRAND RÉCIT – De la présentation du «bouclier tarifaire» contre la hausse des prix de l’énergie jusqu’à la grève massive chez EDF, retour sur cette crise énergétique.

La scène, inhabituelle, se déroule lors du conseil d’administration extraordinaire d’EDF du vendredi 14 janvier, convoqué en urgence par le PDG, Jean-Bernard Lévy. Au siège de l’énergéticien, à deux pas de l’Arc de triomphe, le directeur de l’Agence des participations de l’État (APE), Martin Vial, passe un moment très désagréable. Les administrateurs indépendants du groupe tancent vertement le représentant de l’État. Ils lui reprochent la décision annoncée la veille par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, et la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. Le gouvernement a décidé de mettre à contribution EDF pour juguler la flambée des prix de l’électricité. L’opération coûtera 8 milliards d’euros à l’électricien, soit deux tiers du coût de l’EPR de Flamanville.

La situation est d’autant plus paradoxale que Martin Vial est l’un de ceux, au sein de l’appareil d’État, qui a défendu les intérêts d’EDF avec le plus d’acharnement. Mais cette fois-ci, chose rare dans un dossier…

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