Aux États-Unis, les grèves se multiplient sur fond de pénuries

Arrêts de travail chez Exxon ou Kellogg… les syndicats sont en position de force pour négocier des avancées sociales.

De mémoire de syndicalistes américains, jamais un président des États-Unis n’a été aussi favorable à leurs revendications. Le soutien de la Maison-Blanche n’est toutefois qu’un élément d’explication de l’explosion du nombre de grèves aux États-Unis depuis le début de l’année.

Plus de 17 conflits sociaux ont déjà éclaté en octobre, portant le total à près de 180 cette année. La semaine dernière, un des plus importants s’est engagé chez Deere, le géant du matériel agricole. Une grève de 1400 ouvriers dans quatre États frappe aussi Kellogg Co., leader des céréales de petit déjeuner.

Mondelez International, multinationale des biscuits, est dans une situation similaire. Environ 650 ouvriers d’une raffinerie d’ExxonMobil à Beaumont (Texas) sont en grève depuis le… 1er mai. Remplacés par des non-grévistes et des cadres, et interdits d’accès à la raffinerie, ils viennent de rejeter la nouvelle proposition de contrat faite par la direction.

Aux États-Unis, les grèves sont rares mais souvent dures.

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