Jordan Bardella mis en examen pour ses propos sur Trappes qualifiée de « République islamique »

Mélanie Faure avec AFP
11h36, le 02 février 2022, modifié à
11h51, le 02 février 2022

Jordan Bardella a réagi à sa mise en examen à la suite de ses propos sur la ville de Trappes, dans les Yvelines, au micro d’Europe 1 ce mercredi. Le vice-président du Rassemblement National a dénoncé le « but » de la justice française de « faire taire ceux qui dénoncent le réel », plaidant  que l’élection présidentielle est cruciale dans l’enjeu sécuritaire.

Jordan Bardella a annoncé mercredi sa mise en examen pour avoir qualifié en octobre 2021 la ville de Trappes de « République islamique ». « J’ai reçu la notification de la mise en examen pour avoir qualifié la ville de Trappes de République islamique en rentrant chez moi hier », a indiqué le bras droit de Marine à notre micro d’Europe 1

Que lui est-il reproché ? En octobre 2021, après la réélection du maire de Trappes (Yvelines) Ali Rabeh, Jordan Bardella, déplorant dans un communiqué que « le gouvernement reste passif devant la constitution de Républiques islamiques en miniature », avait réclamé que l’édile, qu’il soupçonnait de clientélisme islamiste, soit révoqué et sa ville mise sous tutelle. « Je déplore que la justice française poursuive le même but aujourd’hui que les islamistes, à savoir faire taire ceux qui dénoncent le réel et ceux qui refusent de voir d’innombrables quartiers en France se transformer », a critiqué le vice-président du RN.

Car cette mise en examen intervient « dans une période où nous apprenons que des journalistes, et notamment une de vos confrères de M6 et un habitant de Roubaix, ont été placés sous protection policière pour avoir pas seulement dénoncé, mais simplement décrit le réel et montré la progression de l’islamisme dans la ville de Roubaix », a-t-il déploré. 

Un « enjeu de sécurité »

L’animatrice de M6 Ophélie Meunier et un jeune homme originaire de Roubaix, Amine Elbahi, ont été placés sous protection policière
après avoir reçu des menaces à la suite d’un reportage de l’émission « Zone Interdite » consacré à l’islamisme
. « Cette présidentielle sera évidemment un enjeu de civilisation mais aussi un enjeu de sécurité parce que l’islamisme aujourd’hui a pris le pouvoir dans beaucoup de quartiers et nous sommes les seuls à nous y opposer », a ajouté Jordan Bardella.

« Les persécutions physiques ou judiciaires de ceux qui disent le réel en disent long sur l’état de la France. Agissons avant qu’il ne soit trop tard », avait-il tweeté auparavant. Jordan Bardella a annoncé, au coeur de la campagne présidentielle, vouloir « un projet de loi » pour y faire face.

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