Jean Castex annonce un débat au Parlement sur l’engagement de la France

Un débat sera organisé au Parlement afin d’évoquer l’engagement militaire de la France au Mali
, dans le contexte d’une crise diplomatique aiguë entre les deux pays, a annoncé mercredi Jean Castex
 devant le Sénat. « Le Parlement évidemment mérite d’être parfaitement informé » et « le gouvernement organisera un débat sur la base de l’article 50-1 sur ce sujet extrêmement important », a déclaré le Premier ministre, répondant sur ce point à la demande du président du groupe socialiste Patrick Kanner.

Le débat peut faire l’objet d’un vote à l’Assemblée

La veille à l’Assemblée nationale, le président du groupe UDI Jean-Christophe Lagarde avait lui aussi réclamé à Jean Castex la tenue d’un débat, alors que la session parlementaire doit s’achever à la fin du mois. Aux termes de la Constitution, ce débat peut, si le gouvernement le décide, faire l’objet d’un vote sans engager la responsabilité de l’exécutif. A deux mois de la présidentielle, l’expulsion de l’ambassadeur de France au Mali par la junte au pouvoir a mis au coeur de la campagne la question de la présence des forces armées dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

« Force est de constater aujourd’hui que face à son impuissance, la France n’a plus grand-chose à proposer », a ainsi fustigé M. Kanner lors de la séance de questions au gouvernement, en critiquant la « méthode de gouvernance brouillonne » d’Emmanuel Macron.

Jean Castex à la recherche d’une « réponse multilatérale avec les États africains »

« La liste des humiliations que le Mali nous fait connaître actuellement est assez longue pour qu’il n’y ait pas de véritables réponse de la part de notre gouvernement », a de son côté lancé le sénateur LR Christian Cambon. Avant d’interpeller Jean Castex : « Décidez-vous de rester au Mali contre la volonté de ses dirigeants et au risque de pénaliser nos soldats et de risquer leur vie ? »

Admettant que « la situation au Mali et au Sahel en général est extrêmement préoccupante », Jean Castex a de nouveau plaidé pour « la recherche d’une réponse multilatérale avec les États africains principalement concernés ». « Ce n’est pas simplement un problème franco-malien, c’est un problème du Mali dans la lutte contre le terrorisme international », a insisté le Premier ministre.

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