«Il y a un grand imposteur au pouvoir», attaque Michel Onfray

Solène Leroux
09h03, le 03 février 2022, modifié à
09h58, le 03 février 2022

Invité de l’entretien de Sonia Mabrouk jeudi matin, le philosophe et l’essayiste Michel Onfray a attaqué le chef de l’État Emmanuel Macron, qui n’a pas déclaré officiellement sa candidature à l’élection présidentielle prochaine. « Il y a un grand imposteur au pouvoir », a-t-il fustigé.

Une campagne présidentielle
inexistante. C’est l’avis de l’essayiste Michel Onfray
, invité de Sonia Mabrouk jeudi matin sur Europe 1. La raison ? « Il y a un grand imposteur qui se trouve au pouvoir, Emmanuel Macron, dont tout le monde sait » qu’il va se présenter à la prochaine élection. D’après le philosophe, pour le moment le chef de l’État, « est en train d’utiliser l’argent du contribuable pour faire campagne ». Une situation qui manque de décence selon lui : « La décence voudrait que très vite ou très tôt on fasse savoir qu’on est candidat. »

« Aujourd’hui, le moindre personnage qui soutient quelqu’un à la présidentielle se trouve chopé par le CSA », qui contrôle le temps de parole des politiques en cette période préélectorale, affirme Michel Onfray. « Mais lui, Emmanuel Macron, il a tous les droits », déplore-t-il. « Il peut utiliser les services et l’argent de l’État pour faire une campagne personnelle. »

Le Covid, un « argument électoral »

Le philosophe n’a pas mâché ses mots sur le quinquennat qui s’achève
. « Je ne vois pas ce qu’on peut mettre à son crédit », fustige-t-il, en estimant que l’actuel chef de l’État n’a notamment « rien fait pour les gilets jaunes ». Michel Onfray assure aussi que le Covid-19
est devenu un « argument électoral ». 

Des candidats maastrichtiens

Interrogé sur la possibilité d’avoir un prochain président pro-Européen, Michel Onfray a affirmé que « si on se retrouve avec un deuxième tour Pécresse/Macron, l’affaire est réglée », l’un comme l’autre sont des candidats maastrichtiens d’après lui. Il dit aussi que Valérie Pécresse « défend une vision du monde qui est exactement la même » que l’actuel chef de l’État. « Elle a voté ‘Oui’ à Maastricht, pour moi, c’est la ligne de partage », a-t-il conclu.

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