Une tempête solaire a touché la Terre le 4 février, voici ses conséquences

Article mis à jour le 09/02 – On en sait un peu plus désormais sur les conséquences de la tempête solaire qui a frappé la Terre vendredi 4 février 2022. SpaceX, la société d’Elon Musk, a annoncé avoir perdu pas moins de 40 satellites suite à l’événement. En fait, la société avait lancé 49 satellites la veille afin de compléter sa constellation Starlink, mais la tempête a empêché leur mise en orbite en ralentissant leur ascension et les appareils « ont été ou seront » détruits à leur retour dans l’atmosphère terrestre. 

Article initial

Rien à voir heureusement avec l’événement de Carrington de 1859, considéré comme la plus violente série de tempêtes solaires observée par l’Homme, ou avec la tempête du 13 mars 1989 qui avait plongé la province de Québec dans le noir. Mais le Space weather prediction center de la NASA, chargé de suivre l’activité du Soleil, a émis un bulletin pour annoncer une tempête solaire de niveau modéré (G2 sur une échelle allant de G1 à G5) aux alentours du jeudi 3 février 2022. 

À la surface du Soleil se produisent parfois des explosions, les fameuses « éruptions solaires ». Lors de ces événements, il arrive que du plasma soit projeté dans l’espace (on appelle cela une éjection de masse coronale) et que la Terre se retrouve sur sa trajectoire. C’est alors au bouclier magnétique naturel de notre planète d’entrer en action pour écarter le nuage de plasma. Toutefois notre bouclier n’est pas infaillible et laisse passer une partie du nuage. Cela peut engendrer une tempête géomagnétique ou tempête solaire et avoir des conséquences néfastes pour les installations électriques terrestres et les astronautes en orbite autour de la planète par exemple, car ces derniers peuvent se voir exposés à une dose de radiations potentiellement dangereuse. 

Quelles conséquences ? 

Dans le cas qui nous intéresse, l’éjection de masse coronale a été observée samedi 30 janvier à 0h32 (heure française) par le satellite SOHO (Solar and Heliospheric Observatory). Filant à une vitesse de 2,3 millions de km/h, celle-ci ne se dirigeait pas directement vers la Terre en réalité, mais la planète sera tout de même affectée avec comme conséquence possible la perturbation des systèmes électriques en haute altitude, des problèmes de tension qui pourraient finir par endommager les transformateurs. En orbite, des actions correctives de trajectoire des appareils pourraient être nécessaires également.

Dans un registre plus positif, on peut s’attendre à observer des aurores boréales à de plus basses latitudes. Il est même arrivé en 2015 que ces phénomènes aussi beaux qu’étonnants soient visibles depuis le Nord de la France suite à une puissante éruption solaire. Car il faut savoir que notre Soleil est entré dans un cycle d’activité plus intense depuis quelques années, cycle qui devrait atteindre son paroxysme en 2025.

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